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Les bons gestes à avoir pour s'occuper de son palmier !
Catégorie(s) : Environnement
Comment s'occuper de son palmier ?
Les palmiers touchés par une vague de froid
Après un début d'année exceptionnellement doux, l'hiver s'est brutalement manifesté au cours des 10 premiers jours de février 2012.Les palmiers ont été victimes de cette vague de froid inhabituelle, plus encore par sa soudaineté après un début d'hiver très doux et sa durée que par son intensité. A tel point qu'un mois après, certains de ces palmiers présentent des symptômes de dégâts spectaculaires que nous n'avions plus connu dans la région depuis la fin des années 80.
Parmi les espèces les plus affectées, on trouve essentiellement les palmiers de type Phoenix dactylifera (palmier dattier), Phoenix canariensis (palmier des Canaries), le plus courant et le plus imposant) et Washingtonia robusta (palmier du Mexique) dont on a pu vérifier la plus grande sensibilité au froid que son cousin de Californie, Washingtonia filifera qui orne la plupart des rues de la ville ; ce dernier présente un stipe(tronc) beaucoup plus massif, une silhouette moins élancée et un feuillage plus bleuté.
Les plus résistants au froid, Trachycarpus fortuneï (palmier de Chine) et Chamaerops humilis (palmier buisson de méditerranée) n'ont pas bougé, il n'en reste malheureusement plus beaucoup qui aient été épargné par le papillon ravageur qui les attaque particulièrement depuis une dizaine d'années.
1 - Ne pas tailler le palmier trop sévèrement
Face à un tel spectacle, après le retour du beau temps, on peut être tenté de conduire une taille drastique afin d'éliminer toutes les palmes roussies par le gel, pensant dégager le cœur du palmier, permettre le développement rapide d'un nouveau feuillage sain et vigoureux et si possible stimuler cette croissance par un bon apport d'engrais et des arrosages soutenus. C'est là justement ce qu'il faut éviter de faire si l'on veut donner les meilleures chances de survie à son palmier mal en point !
2 - En avril, aérer et nourir la terre
Les tissus les plus fragiles du palmier se situent au niveau des racines et du cœur ou bourgeon central, situé à la base des palmes. Pour les premières, rien à faire pour l'instant, elles ne retrouveront leur pleine activité d'alimentation de la plante qu'après un réchauffement suffisant du sol en mai-juin.
Début avril, quand tout risque de gel sera écarté, il sera cependant bénéfique de griffer le sol pour l'aérer et en faciliter ce réchauffement tout en incorporant du compost ou terreau afin de stimuler l'activité biologique du sol.
Pour le système aérien, la première action va consister à enlever rapidement s'il existe, tout dispositif de protection physique de type paillage, film ou écran qui n'a plus d'utilité désormais mais risque au contraire, par confinement, de faciliter le développement de moisissures ou de pourritures qui pourraient vite s'avérer fatales sur des tissus dégénérescents, abimés par le froid.
3 - Rétablir l'arrosage progressivement
L'arrosage doit être progressivement rétabli, sans excès, surtout pour compenser la grande sécheresse de ce début d'année qui pourrait constituer un stress supplémentaire sur des végétaux déjà fragilisés. Ceci est particulièrement important pour des plantes en pots, bacs ou de jeunes sujets qui n'ont pas encore développé un système racinaire assez profond ou étendu.
4 - Une taille en differentes étapes
La taille des palmes doit se faire en plusieurs temps :
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Dans l'immédiat, il convient de ne supprimer que les palmes les plus externes, et complètement desséchées, en évitant de supprimer toutes les parties même partiellement vertes, tiges notamment qui stockent des réserves précieuses que la plante va pouvoir remobiliser rapidement pour alimenter son bourgeon central et les prochaines palmes à venir.
Une coupe trop sévère exposerait brutalement ce cœur fragile aux premiers soleils ardents, au vent desséchant et à d'éventuelles gelées tardives qui viendraient achever de détruire les tissus vitaux encore viables. - Juste après cette taille de nettoyage, il faut prévoir un traitement fongicide préventif à base de bouillie cuprique, surtout autour du cœur et sur les plaies de taille, afin d'empêcher le développement et la prolifération des maladies qui ne demandent qu'à investir ces feuillages endommagés.
- Une ou plusieurs autres tailles seront à prévoir au fur et à mesure du dessèchement complet des palmes gelées, en se rapprochant progressivement du cœur dont la survie ne pourra être vérifiée qu'au moment de la sortie des premières nouvelles palmes, soit au minimum dans quatre à six semaines.
- Une fois le redémarrage de végétation confirmé en début d'été, il sera alors temps d'accroitre les apports d'eau et de prévoir une fertilisation à base d'engrais à libération lente spécifique des palmiers.
En ce qui concerne les Phoenix exposés également au risque du papillon et du charançon rouge , il faudra profiter des tailles réalisées pour mettre en œuvre dès le mois de mai, les traitements préventifs nécessaires, en particulier le traitement biologique à base de nématodes qui a fait désormais ses preuves d'efficacité sur le contrôle de ces ravageurs redoutables.
Et si le palmier ne repart pas ?
Si toutefois, il n'était constaté aucun signe de redémarrage des palmiers à l'approche de l'été, il est possible de vérifier si le cœur est encore vivant sur les petits sujets en effectuant une traction verticale sur les palmes centrales.
Si celles-ci se détachent sans résistance et que leur base est nécrosée ou pourrie, il y a fort à parier pour que le palmier soit définitivement mort.
Quels palmiers sont les plus résistants ?
En cas de remplacement, il convient de s'orienter vers les espèces suivantes plus résistantes au froid mais également au papillon du palmier :
- Washingtonia filifera en remplacement du « robusta » (bien mal nommé). Attention cependant à sa vigueur en veillant à s'écarter de tout mur, ouvrage ou piscine. En outre, il est beaucoup plus difficile à trouver que le robusta et ses nombreux hybrides !
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Butia capitata (palmier vinaigre) ou B. yatay en remplacement des Phoenix, tout aussi décoratifs mais moins volumineux et à pousse plus lente.
Quand planter son palmier ?
Contrairement à la plupart des autres végétaux à implanter en fin d'année (cf dicton de la Sainte Catherine) , le début de l'été correspond à la meilleure période pour planter les palmiers car ils ont besoin d'un sol chaud pour installer rapidement leur système racinaire avant l'arrivée de l'hiver suivant.











































