Patrimoine

    Sa symbolique

    Jean Balladur, architecte visionnaire est désigné pour élaborer un concept de ville nouvelle.

    Il divise la ville en deux :

    Au Levant la rectitude des pyramides et au Couchant les courbes et les conques de Vénus. Ces Pyramides organisent l’espace dans une relation de « yin » et de « yang » ce qui installe la Ville dans les mythes anciens des civilisations : le « yin » dans la philosophie taoïste chinoise correspond à la notion d’activité tandis que le « yang » représente la notion de passivité.

    Au-delà des symboles ce qui caractérise en premier lieu La Grande Motte, c’est le béton immaculé de tous les immeubles de la ville.

    « La liberté de la modénature témoigne ici de la liberté de l’homme appuyée sur une technique nouvelle qu’il a inventée »

    Le béton présentait pour Jean Balladur de nombreux atouts ; celui d’être résistant aux embruns, celui d’être économique, et celui de prendre la forme que l’architecte souhaitait.

    En jouant avec l’eau, la terre, le soleil Jean Balladur a inventé la vie.

    Une ville est née, laissant apparaître des symboles disséminés ici et là dans l’architecture au gré de l’inspiration de l’artiste.

    Son environnement naturel

    A l’origine, le site est une large bande désertique et plate bordée d’une immense plage de sable fin et adossée à l’Etang de l’Or et à l’Etang du Ponant, avec en fond le relief des Cévennes.

    Afin de combattre les moustiques, une Entente Interdépartementale de Démoustication ( EID LIEN)est mise en place dès 1955. Cette même année, est créée à l’initiative de Philippe Lamour, la Compagnie du Bas Rhône qui va mettre en place un vaste système comportant canaux d’irrigation, barrages de retenue, stations de pompage et d’élévation permettant d’éliminer les zones soumises à la sécheresse. L’Etat va se constituer progressivement d’immenses réserves foncières. Personne ne parle d’aménagement touristique du littoral car la seule annonce d’un projet d’équipement aurait déclenché une hausse immédiate des prix.

    En 1963, la côte du littoral Languedoc-Roussillon connaissait un des plus faibles taux de boisement de France, 2,5%.

    Afin de compenser l’aridité des matières minérales, l’architecte a voulu faire de la ville un grand jardin.

    Jean Balladur s’est entouré dès le début de l’aventure balnéaire d’un paysagiste Pierre Pillet et c’est uniquement après avoir étudié le site et son climat naturel qu’ils ont imaginé la composition de la ville.

    Le dessin en peigne des Pyramides a discipliné les vents, permettant de faire de la station un oasis de verdure. Les végétaux ont été choisis en fonction de leur capacité à s’adapter à l’ensoleillement, de leur résistance aux embruns, et de leur besoins en eaux.

    Ce sont uniquement des plantes de la région qui ont été plantées selon un emplacement bien spécifique en harmonie avec la forme des immeubles et de leur situation sur le territoire grand-mottois.

    Cette large place faite aux boisements et aux plantations a longtemps été considérée comme du gaspillage pour les promoteurs.

    Dès l’entrée dans la ville, ce qui marque le plus c’est bien cette impression de nature foisonnante. Les espaces verts font partie intégrante de la vie des grand-mottois et des estivants. La Grande Motte est la 1ère station verte d’Europe. La nature est inscrite dans son architecture, gage d’équilibre, de santé, de confort et de beauté pour tous.

    Le Label Patrimoine du XXème siècle

    En 2009, le Directeur Régional des Affaires Culturelles, Didier Deschamps a sollicité le Maire, Stéphan Rossignol afin qu’il dépose un dossier de labellisation «Patrimoine du XXe siècle» pour La Grande Motte.

    La Grande Motte est la 1ère ville du Languedoc-Roussillon à obtenir ce label.

    Pourquoi un label « Patrimoine XXe siècle » pour la Ville de La Grande Motte ?

    Une œuvre aussi considérable que celle de Jean Balladur à La Grande Motte représente sur le plan architectural, urbanistique et paysager, un témoignage remarquable qui mérite qu’on en souligne l’importance aux yeux de tous et en particulier aux grand-mottois et aux touristes. Et c’est tout l’objectif de ce label.

    Qu’est-ce que le label «Patrimoine du XXe siècle» ?

    Le label Patrimoine du XXe a été créé par le Ministère de la Culture et de la Communication en 1999. Il signale à l’attention du public les édifices et ensembles urbains remarquables du XXe siècle en matière d’architecture.

    Le label « Patrimoine du XXe siècle » a pour objectif de sauvegarder et de mettre en valeur les constructions et ensembles urbains majeurs du XXe siècle construits entre 1900 et 1975, que cela soit des ouvrages d’art, des logements, des édifices publics, des édifices religieux, des usines, des équipements touristiques, sportifs. Des bâtiments qui sont autant de témoins matériels de l’évolution technique, économique, sociale, politique et culturelle de notre société.

    Quelles sont les incidences juridiques du label «Patrimoine du XXe siècle» ?

    Sans incidence juridique ou financière sur les édifices ou ensembles urbains concernés, l’attribution de ce label offre le plus souvent une alternative aux procédures existantes, mais n’en constituera pas un préalable nécessaire. L’objectif d’attribution du label demeure la sensibilisation à l’architecture

    Comment reconnaître un édifice labellisé «Patrimoine du XXe siècle» ?

    Une plaque distinctive et normalisée est apposée sur les édifices emblématiques de la Ville. Il se traduit aussi par un référencement dans les bases « Architecture et patrimoine » du ministère de la Culture et diverses publications à venir. A La Grande Motte, une plaque a été apposée sur les bâtiments et sculptures emblématiques de la ville.

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